EUROCUP

PORTÉE PAR UN INCROYABLE PIERRE PELOS, LA JL BOURG S'OFFRE LE PARTIZAN BELGRADE !

Crédit photo : Partizan Belgrade Dragana Stjepanovic

De retour à la compétition après été largement touchée par le coronavirus, la JL Bourg a frappé fort en Serbie. Vainqueurs autoritaires du Partizan Belgrade (89-76), les coéquipiers de Pierre Pelos (28 points) restent invaincus à l'extérieur et s'accrochent à leurs ambitions de Top 16 avec deux succès en trois rencontres d'EuroCup.

Ce sont des petites mises en perspective comme celle-ci qui permettent de mieux se rendre compte de l'évolution de la JL Bourg : il y a dix ans, quand le Partizan Belgrade ralliait Bercy pour le Final Four de l'EuroLeague, le club bressan se faisait sortir des playoffs de Pro B par Aix-Maurienne. Dorénavant, les deux équipes se jouent les yeux dans les yeux en EuroCup, et même un peu plus que cela.

Bien sûr, le rêve d'aller disputer un match à Belgrade, le temple du basket européen, s'érode lorsqu'il s'agit d'un huis-clos. Pour tous ces joueurs découvrant les joutes continentales, ne pas avoir droit à l'ambiance bouillonnante du mythique Pionir ou à l'immensité de la Stark Arena pourrait être un crève-cœur. Tant d'efforts pour finalement se retrouver dans une salle d'entraînement de la périphérie belgrade... Mais soit, la JL Bourg s'en est plutôt bien accomodée, tirant même sûrement profit du manque de soutien populaire pour le Partizan.

Après trois semaines sans compétition, on ne savait pas très bien où la pièce allait tomber. Du bon côté car pas de match signifie plus de fraîcheur ? Plus sûrement de l'autre, car "contracter ce virus n'est jamais anodin, même à 20 ans", pour reprendre des propos entendus plus tôt dans la soirée ? Personne ne savait trop à quoi s'en tenir, à l'image de l'entraîneur intérimaire Boban Savovic avouant avant la rencontre qu'il n'avait pas trop d'attente, mais tout le monde a été agréablement surpris.

Andjusic, retour gagnant

Bien aidée, il est vrai, par l'apathie défensive et les errances du Partizan, qui avait déjà égaré 12 ballons à la mi-temps, la JL Bourg s'est offert une victoire de référence en Serbie (89-76). Un succès bâti, comme lors de sa rencontre inaugurale à Istanbul, sur un début de match canon (2-10, 2e minute), suivi d'un deuxième quart-temps de très grande qualité, histoire de faire gonfler l'écart jusqu'à 21 unités (44-65, 25e minute). Pas mal pour une équipe qui a connu mardi, en arrivant à Belgrade, son premier entraînement collectif en quinze jours...

S'il était difficile d'anticiper une telle performance collective de la Jeu − qui a su imposer le rythme qu'elle désirait, plus lent pour tenir le coup physiquement −, on pouvait parier sur une chose : que Danilo Andjusic aurait beaucoup de choses à prouver face à son club formateur. Dans sa ville natale, l'arrière burgien n'a pas déçu en compilant 25 points à 5/13 et 4 passes décisives. Mais l'ancien joueur de Kazan n'a pas été le grand bonhomme de la soirée. Cet honneur est revenu à Pierre Pelos, inarrêtable dans le deuxième acte avant de refermer le couvercle dans le money-time (10 points dans les cinq dernières minutes), au moment où le Partizan se faisait un tantinet menaçant (65-76, 34e minute). Auteur de 28 points à 10/13 et 7 rebonds pour 33 d'évaluation en 25 minutes, s'amusant des pauvres Rashawn Thomas et Nikola Jankovic, le Gersois a proposé une véritable démonstration offensive et laisse songeur quant à sa véritable marge de progression, lui qui évoluait encore en Nationale 2 il y a six ans... Un festival individuel bienvenu pour faire oublier temporairement la mauvaise nouvelle de la soirée, la blessure de Zachery Peacock, touché au genou en tout début de seconde période.

Impossible de prédire où cette saison se dirige au vu de l'actualité nationale, mais la JL Bourg, petite nouvelle sur la scène européenne, démontre au moins qu'elle n'a pas usurpé sa place à ce niveau, qu'elle peut prétendre appartenir à cette galaxie. Si la victoire à Istanbul pouvait être mise sur le compte de la faiblesse confondante du Bahcesehir, par ailleurs toujours fanny au terme de la phase aller, ce triomphe à Belgrade est marqué d'un sceau beaucoup plus prestigieux. Qui plus est après trois semaines d'arrêt. Oui, les choses changent vite mais qui aurait pu le prédire il y a dix ans, dans l'étroitesse de la Halle Marlioz ?

29 octobre 2020 à 00:49
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