JEEP ÉLITE

ANTOINE DIOT : "CHAQUE WEEK-END, ON VA NOUS SAUTER À LA GORGE"

Antoine Diot
Crédit photo : EuroCup

Recrue phare de l'ASVEL cet été après plusieurs saisons à Valence, entâchées de blessures, Antoine Diot affiche beaucoup de motivation. D'un point de vue personnel d'abord et de faire bonne figure en EuroLigue ensuite.

C'est la rentrée pour la Ligue Nationale de Basket. Hier, mercredi, avait lieu le Media Day LNB où un joueur des 18 clubs de Jeep ELITE s'est rendu à l'Hôtel Molitor (Paris). Du côté de Lyon/Villeurbanne, Antoine Diot avait fait le déplacement. Signataire d'un contrat de 3 ans cet été avec le club champion de France en titre, le meneur international se sent bien physiquement après plusieurs années de galère sur un plan physique et ne cache pas son impatience de retrouver l'EuroLigue, lui qui l'avait connu à ses débuts professionnels au Mans.

Antoine, avant de parler de l'ASVEL, un petit mot sur les Bleus qui ont terminé médaillé de bronze au Mondial. J'imagine que tu es content pour eux. Tu as pu voir tous les matchs ? 

Antoine Diot : "Quand mon fils me le permettait oui ! J'ai vu presque tous les matchs. Très fier des gars. Terminer 3e d'un championnat du monde c'est très beau. Maintenant je mentirais en disant que cela ne m'a rien fait de ne pas être dans l'équipe. L'Equipe de France c'est un petit peu ma vie. J'aurais aimé participer à cette compétition mais les circonstances font que... Objectif JO ? On y pense mais c'est prématuré. Quand j'enchaînais les saisons, je ne parlais déjà pas de l'Equipe de France l'été parce qu'il faut être focus sur la saison en club. Là je vais en parler encore moins, ce serait bien trop prématuré. Déjà je veux m'assurer de faire une bonne saison."

L'ASVEL (hommes et femmes) reste sur une année exceptionnelle. Forcément vous allez être attendus toute cette saison...

"Bien sûr. On est très ambitieux. Je pense que l'ASVEL a montré son ambition à travers le recrutement mais on sait que cela va être extrêmement difficile. La Jeep ELITE est un championnat très dense et avec l'accumulation des matchs il va falloir être prêt mentalement et physiquement. On sait que chaque week-end, on va nous sauter à la gorge. Cela va être une longue route."

Justement physiquement, comment-tu te sens aujourd'hui ?

"Très bien. J'enchaîne les semaines d'entraînement et les matchs sans aucun problème. Je touche du bois et la peau de singe. Mais tout va bien en ce moment. À moi de montrer mon niveau et que j'ai bien appris sur moi, sur mes capacités durant les périodes de non activité."

Tu as pu t'entraîner avec Théo Maledon. Quel regard portes-tu sur lui ?

"Il est impressionnant de mental et d'envie. Il a faim. C'est le premier à la salle, le premier à la salle de musculation, le dernier à partir. J'espère lui apporter de mon expérience. C'est indéniablement un futur très grand. L'un des meilleurs jeunes que j'ai cotoyé dans ma carrière. Ce qu'il fait à 18 ans c'est assez incroyable. C'est un jeune qui a la tête sur les épaules, qui est bosseur."

L'évènement dans le basket français est le retour d'un club français en EuroLigue, en l'occurence l'ASVEL. Comment appréhendez-vous ce retour ?

"Très bien ! Très content de participer à ce joli challenge. On sait que cela va être difficile, que l'on va manquer d'expérience mais il faut qu'on apprenne de cette compétition. Il va falloir jouer notre jeu, ne pas se dire "oulala on joue aujourd'hui Moscou, Madrid, ça va être dur". Tout ça on le sait. Il faut aborder les rencontres une par une. Nous devons imposer notre jeu parce que c'est comme ça que nous serons les meilleurs. On ne se fixe pas d'objectif. Rien n'est prédéfini. On veut juste gagner quelques matchs."

Vous disposez de 15 joueurs dans l'effectif. Est-ce un avantage ou une contrainte ?

"Ça doit être une force. C'est un vrai apprentissage en revanche. Si on veut être une équipe de très haut-niveau, il faut jouer avec 15 joueurs. Personnellement, j'ai connu cette situation avec Valence et c'est difficile. Quand j'étais en France, j'avais mon confort, mes minutes, je savais que j'allais jouer. Là-bas, il fallait montrer que t'étais bon en 3 minutes. Puis si tu sors, bah tu te tais car c'est le choix du coach. Il faut être prêt mentalement. Mais pour moi c'est un gros avantage."

Tu as quitté le championnat de France en 2015, tu reviens 4 ans après. Tu as vu une grosse évolution depuis ?

"Oui et non. Le niveau a évolué. La Jeep ELITE est très compétitive. Mais ce qui ne change pas c'est qu'elle est extrêmement dense. Tu peux perdre contre n'importe quelle équipe, tout le monde peut gagner contre tout le monde."

À l'Hôtel Molitor (Paris, XVIe arrondissement),

19 septembre 2019 à 17:14
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