JEEP ÉLITE

LA JL BOURG N'A PAS COMPLÈTEMENT RENONCÉ À GARRETT SIM ET (SURTOUT) CHRIS JOHNSON

Chris Johnson JL Bourg
Crédit photo : Sébastien Grasset

Cinquième d'une saison 2019/20 figée, la JL Bourg a seulement acté les départs du quatuor Carapic - Ndiaye - Zerbo - Carmichael pour l'instant. Pour les autres, le président Desbottes ne s'est pas encore résolu à leur dire au revoir.

Dans une longue entrevue accordée au site du club, Julien Desbottes, président de la JL Bourg, a fait un point sur l'effectif de l'équipe pour la saison 2020/21. Parmi les noms évoqués, il dit ne pas avoir complètement scellé les dossiers de Garrett Sim et de Christapher Johnson.

Nombreuses sont les incertitudes 

Les nombreuses blessures qu'ont subi les joueurs de Savo Vučević ces dernières années viennent intercaler de gros doutes au sein de cet équilibre tant désiré. Avec un Zack Wright opéré du dos il y a un an et un Hugo Benitez encore jeune pour être trop grandement responsabilisé, le club planche pour un départ de l'historique Garrett Sim, qui reste sur une saison pratiquement blanche (seulement 4 matchs officiels disputés). Mais étant donné qu'une part d'affectif entre en jeu dès lors que l'on évoque l'ancien Boulonnais, recruté par la JL Bourg en Pro B lors de l'été 2016, la Jeu se triture encore les méninges à son sujet.

« On se pose la question si Garrett Sim peut correspondre ou non. Oui, il peut correspondre sauf que la difficulté est qu’il a fait une année blanche et qu’on se demande si on ne prend pas trop de risque physiquement [...]. Ainsi, compte tenu de son état physique, probablement il ne sera pas chez nous l’année prochaine. Mais peut-être, on va se dire que finalement, entre différentes opportunités, il faudra que ça soit lui. Si Garrett avait joué la totalité de la saison avec les playoffs, on aurait sûrement pu envisager une suite. C’est plus une question de ne pas prendre trop de risque sur des joueurs qui ont été physiquement atteints ces deux dernières saisons, surtout s’il y a soixante matchs. [...] Pour détailler un peu plus, ce qui m’embête pour Garrett c’est que comme on n’a pas pu terminer la saison, il n’a pas eu du tout l’hommage qu’il méritait. Par exemple pour Zack Peacock, devant les partenaires en fin de saison, il m’est arrivé de dire : “c’est peut-être la dernière fois qu’on voit Zack avec le maillot de la JL et il faut lui rendre hommage. Mais il n’est peut-être pas encore parti”. Et la preuve, il est resté chez nous et ça m’a donné l’occasion de le mettre en avant et de lui rendre une partie, modeste, de ce qu’il nous a donné. Il faut donc se préparer comme dans tout sport professionnel avec cette capacité à se remettre en cause, à passer outre l’affectif, c’est très important. Je ne dis pas qu’on va prendre des décisions majeures, mais il faudra être contre nature sur certaines d’entre elles pour réussir à privilégier ce qui nous semble être l’intérêt du club. »

En fonction des opportunités qui vont s'offrir au club, Julien Desbottes ne ferme pas non plus la porte à Chris Johnson mais qui, pour l'instant, a été mis au second plan par la volonté d'intégrer Danilo Andjusic dans l'ossature.

« [Il y aura] peut-être Chris Johnson et cela dépendra aussi d’opportunités qu’on pourra avoir dans le futur. Il ne faut pas oublier que quand on a pris Chris, il n’y avait pas Danilo. Par conséquent, à partir du moment où on dit qu’on veut mettre Danilo dans notre colonne vertébrale, forcément, ça repositionne des choses. Comme on est au mois de mai, on va aller chercher le profil idéal, mais finalement Chris Johnson sera peut-être celui qu’il nous faut. On ne referme pas les dossiers brutalement, sauf exception. »

En revanche, le président a confirmé le départ du pivot Jackie Carmichael, justifié par des "performances en dent-de-scie". Signataire d'un contrat de deux ans avec Aix-Maurienne, Fréjus Zerbo va également plier bagages, tout comme le jeune meneur monténégrin Ognjen Carapic. Par ailleurs, Darel Poirier est présent à Bourg-en-Bresse depuis la semaine dernière et profite des installations d'Ékinox, sans pour autant avoir signé de contrat pour l'instant. Enfin, Julien Desbottes n'a pas officialisé le départ de Johan Randriamananjara, courtisé en Pro B et en Nationale 1.

« [Il ne sera probablement pas de la partie], mais on ne ferme pas complètement la porte, car c’est un super gars et joueur. Mais là encore, c’est une question d’aspect économique où nous devons nous renforcer sur certains postes. Si on a les moyens d’être douze au lieu de onze et d’avoir Johan dans l’équipe avec la possibilité d’avoir une voix d’expression, ce ne sera pas impossible. »

Désir de stabilité et de solidité économique

Tout en confirmant que l'entraîneur adjoint Slobodan Savovic (chargé notamment du travail individuel) serait conservé malgré l'absence de diplômes officiels, Julien Desbottes a exprimé sa volonté de garder une base solide et de se pencher sur la saison prochaine sans dénaturer l'effectif de l'exercice prématurément achevé. Pour cela, le président du club de Bourg-en-Bresse garde, pour le moment, six joueurs de l'année dernière, à savoir Zack Wright, Zachery Peacock, Pierre Pelos, Maxime Courby, Danilo Andjusic et Hugo Benitez. Vient s'ajouter Théo Rey, qui va également intégrer le groupe profesionnel. Une colonne vertébrale qui a recueilli les éloges présidentielles.

« Donc on dit Zack Peacock qui est le totem de notre équipe, Danilo parce qu’il a fait une superbe saison, Zack Wright parce qu’il apporte beaucoup de choses sportivement et humainement. On dit Hugo parce que c’est un talent de notre club et je n’aurais pas supporté qu’il ne soit pas à la JL dans l’équipe professionnelle. On a pris Thibault Daval-Braquet également qui va apporter une dimension un peu plus prospective que Fréjus qui est adorable, mais qui a des perspectives moins importantes qu’un jeune de vingt et un an. »

Alors que certains joueurs seront en fin de contrat l’an prochain (Courby, Pelos, Peacock, Wright), Julien Desbottes s'est voulu rassurant, affirmant connaître "les échéances que certains ont". Selon lui, les joueurs ont conscience d'être dans un des clubs "qui a le plus avancé dans les cinq ou dix dernières années" et qui peut prétendre à être considéré au même niveau que des équipes comme Boulogne, Dijon et Nanterre. Ce pourquoi "certains ont d’ores et déjà exprimé le souhait de poursuivre" l'aventure bressane. 

En ce qui concerne la crise du Covid-19, l'ex-joueur de Nationale 4 (avec Bourg-en-Bresse, en 1991/92) devenu expert-comptable a vanté les fondations économiques de son club. Avec des recettes émanants à 80% du secteur privé, la Jeu pourrait être moins impactée que les autres clubs. C'est en tout cas le vœu du président.

« Notre masse salariale baissera de 10 % par rapport à l’année dernière. Encore une fois, l’objectif est de dire “si d’autres baissent de 25 %, alors de notre côté, il faut que nous soyons meilleurs”. Je veux absolument qu’en sortie de crise, le rang de la JL au plan économique dans l’échiquier des clubs de Jeep Elite soit meilleur qu’avant. Nous aurons peut-être moins de ressources en euros, mais on sera peut-être sixième au lieu de dixième. Le pire, c’est qu’on va y arriver ! »

03 juin 2020 à 15:37
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