NBA

COMMENT LA CULTURE NBA S’IMPLANTE EN FRANCE ?

Dans son nouveau numéro, Basket Le Mag a consacré un large dossier à l’essor de la popularité de la NBA en France. Voici un extrait.

Une balade, un samedi après-midi ensoleillé à Paris. Au nord, Porte de Saint-Ouen, un quarantenaire attend le tram, casquette des Charlotte Hornets sur le crâne. Sur le chemin qui mène à la Hoops Factory d’Aubervilliers, plusieurs jeunes portent des maillots NBA. Ici, Michael Jordan, là, Marcus Camby. Cela ne surprend plus l’Américain David Kahn, ancien dirigeant NBA devenu patron du Paris Basketball, en Pro B. «À Paris, le nombre de personnes qui portent des jerseys NBA, sur les playgrounds, et tout simplement dans la rue, est énorme», dit celui qui a souvent voyagé en Europe. Arrivée à la Hoops Factory. Un «temple dédié au basket», comme le décrit son directeur, Gilles Bravo. À l’entrée, un espace Parions-Sport, puis un coin bar, et cinq grands écrans. Ce samedi, c’est Oklahoma City-Portland, match disputé dans la nuit. Le lieu, ouvert 7j/7 de 10h à minuit, comporte quatre terrains et trois demi-terrains. «Dans l’imaginaire, la NBA, c’était inaccessible, c’était la nuit à la télé. Nous, on a voulu ramener une partie de ça : ramener un parquet NBA, un code couleur plus propre que ce qui est fait habituellement», explique Bravo. «Dans les salles de Pro A, il n’y a jamais un coin où on peut se poser après les matches. Là, l’idée est de permettre aux gens de vivre basket dans un environnement dédié.» Ce samedi, à 17h, ils sont une quarantaine de joueurs. Ils ont des maillots de Kyrie Irving, Allen Iverson, Damian Lillard, Dwyane Wade… Même celui de l’équipe de foot de Barcelone. Pas un de Jeep Élite. La sono envoie du hip hop américain. L’ambiance est labellisée NBA. Aubervilliers a fait des émules : la Hoops Factory s’est déclinée à Évry, Lille, Toulouse, et Bordeaux arrive.

Retour à Paris, 19e arrondissement, gymnase Jean-Jaurès. En 2017, cette ancienne salle a été rénovée par Nike, aux couleurs de la NBA, et inaugurée par Kobe Bryant, qui distilla des conseils aux jeunes de l’INSEP. Plus au sud, Paris 20e, rue des Haies. Un immense poster de Michael Jordan s’affiche sur un playground. C’est le Jordan Legacy Court, nom pris en 2015 après avoir été refait à neuf grâce au mécénat de Nike et Jordan, et inauguré en présence de Sa Majesté. Le terrain accueille ce samedi une vingtaine de jeunes. Les maillots Irving et Lillard ont la cote. La balade se poursuit. Paris 13e, centre sportif Charles-Moureu. Dans le rond central, l’énorme logo de la NBA saute aux yeux. Le terrain s’est refait une beauté en 2016 grâce à la NBA, à l’initiative de l’ambassadrice des États-Unis. Pour fêter son lifting, Kareem Abdul-Jabbar, Robert Horry et Ronny Turiaf sont venus, de quoi faire ouvrir en grand les yeux des jeunes des clubs voisins, qui allaient ensuite avoir droit à un entraînement dirigé par un ancien coach NBA.

À Paris, la NBA et les équipementiers américains rénovent les playgrounds et envoient leurs représentants prodiguer la bonne parole auprès des jeunes. En partenariat avec la FFBB, la NBA a lancé la Junior League : des centaines de collégiens parisiens participent à une ligue calquée sur le principe de la NBA, avec draft, franchises, conférences… Et entre 2016 et 2020, les quatre plus grandes stars actuelles de la ligue auront débarqué dans la capitale. James Harden (avec adidas) est venu en 2016, LeBron James (Nike) et Stephen Curry (Under Armour) en 2018. Quant au probable MVP 2019, Giánnis Antetokoúnmpo, il va tout simplement disputer un match avec ses Milwaukee Bucks face aux Charlotte Hornets – toujours avec Nicolas Batum et Tony Parker ? – le 24 janvier 2020 à l’AccorHotels Arena. Le premier match de saison régulière de l’histoire sur le sol français. «On veut s’implanter toute la semaine et créer un événement sur plusieurs jours», précise le Français Nicolas Bermond, senior manager de la NBA Europe, responsable des partenariats médias. L’objectif : «Faire quelque chose d’énorme».  

«En 2008, j’ai dû aller dans un obscur café à l’autre bout de la ville pour regarder le match 7 de la finale NBA. Depuis, on a fait un pas de géant», commente Gilles Bravo. Le 13 avril dernier, pour l’ouverture des playoffs NBA, la Hoops Factory a tenu une «Playoffs Party, avec du beau monde, Orelsan, Jaymax…» Le lendemain, TrashTalk, un OVNI des médias basket, organisait avec NBA Europe sa soirée playoffs dans un cinéma du 13e arrondissement. Capacité : 900 places. Vendues en un éclair. «Voir 900 personnes, en France, crier MVP quand Enes Kanter tire un lancer, c’est fou !», s’amuse Bermond. La Hoops Factory va rééditer ses soirées, et TrashTalk pourrait à l’avenir en délocaliser certaines en province. Autre événement, fin avril à Paris, le NBA Crossover, exposition gratuite expliquant comment la NBA est devenue synonyme de culture populaire.

Autant d’exemples prouvant que la NBA n’est plus réservée à des fous furieux sacrifiant leur nuit pour regarder des grands gaillards balancer une balle dans un cercle. Elle s’est démocratisée. «Il y a eu la Dream Team 1992, le déclic, qui a créé en France une vague d’engouement incroyable autour de la NBA. Et puis ça s’est estompé, notamment avec le lock-out 1999. C’est reparti, avec Kobe, LeBron, et là, une nouvelle vague arrive », confirme Nicolas Bermond…

La suite du dossier à retrouver dans Basket Le Mag

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13 mai 2019 à 07:35
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