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ALEXANDRE MÉNARD : "ALLER AU BOUT, CE SERAIT HISTORIQUE"

Alexandre Ménard Rouen Métropole Basket 201819 Gérard Héloïse
Crédit photo : Gérard Héloïse

Alexandre Ménard et Rouen sont qualifiés en finale des playoffs d'accession.

"Ce (lundi) soir, c’était une âpre bataille, peut-être même plus que la première". Tels ont été les premiers mots d’Alexandre Ménard au sortir du combat que venait de livrer Rouen face à Gries. Une bataille qui se jouait au mental, comme le rappelle le coach : "Le match s’est joué au mental. Avec tous les facteurs externes, tout ce qui s’était dit avant le match, il fallait rester concentré. Et on a réussi à trouver nos leaders en fin de match, avec Jamar (Diggs). On a connu plusieurs matchs similaires cette année et on s’y est habitué", avant d'ajouter et d’appuyer sur la performance de son équipe : "Gagner quatre fois contre la même équipe, qui plus est dans une salle aussi chaude, c’est un gros challenge et on l’a fait. Maintenant, ce n’est pas forcément un signe fort d’avoir remporté ces quatre matchs mais c’est surtout bon pour la confiance.  S’imposer lors des quarts et demis, ce n’est pas une fin en soi. On espère gagner encore deux rencontres, avec le droit d’en perdre une".

Un groupe plus uni que jamais

Désormais, place à la finale, avec un groupe en pleine bourre : "Nous avons un groupe extraordinaire avec des gens incroyables. On peut vraiment compter les uns sur les autres. Maintenant, j’espère qu’on ne va pas simplement jouer la finale, mais la gagner. Jouer face à Orléans ou Saint Chamond ? Dans tous les cas ce sera difficile. S’ils sont là, comme Gries d’ailleurs, c’est qu’il y a de la qualité. Aller au bout, ce serait historique. Si on ne le fait pas, ce sera une bonne saison, mais on restera tout de même déçu". Avant de conclure par un mot sur son adversaire, qui lui rappelle certains souvenirs : "J’aimerais également remercier Gries pour leur accueil. Ils nous ont vraiment mis dans de bonnes conditions. D’un côté, ils nous font penser à nous l’an dernier, plus petite masse salariale. On avait joué Fos en demi-finale, une équipe qui joue très dur. On avait compris qu’on devait jouer contre une équipe athlétique, qu’on devait durcir le ton mais on n’avait pas encore les armes pour".

"M. Diggs a mis la clim’"

Pour le coach griesois, le temps était surtout au regret : "Des regrets sur le match 1, surtout. Nous aurions tellement aimé donner encore un peu plus à nos supporters. On a été quelque peu maladroits ce (lundi) soir. Certains joueurs n’étaient pas dans un grand soir. Peut-être certains se sont-ils dits que c’était leur dernier match à Gries". Dans une rencontre pourtant mieux "tenue et codifiée" que la première, ce sont des petits détails qui ont fait la différence : "On était malmené et d’un coup, on a su rallumer la lumière pour imposer notre basket. A +4 à une minute du terme, c’est là où il nous manque peut-être de l’expérience ou de la maturité de ces moments-là. Rouen a su revenir à des choses simples et M. Diggs a su faire la différence. Il a mis la clim’. De notre côté, nous n’avons pas réussi à exécuter ce que nous voulions faire. Mais je reste sûr que mes joueurs vont apprendre de tout cela".

Le clap de fin ayant sonné, les regards se tournent vers la prochaine saison : "L’an prochain, nous serons attendus au tournant. Ce sera une saison encore plus compliquée mais le club va continuer à grandir".

12 juin 2019 à 09:48
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